Bienvenue dans l'article « Pluie et billets de train » du site du voyage transsibérien de Gaëlle et Florian.Toutes les recherches et démarches que nous avons effectuées pour préparer le voyage en transsibérien : internet, visas, langues étrangères, etc.
Articles postés pendant le voyage ! Suivez notre parcours en Russie, en Mongolie, en Chine...
Avant le bilan sur la grande aventure du transsibérien (à venir) quelques images en couleurs !
Il pleut beaucoup, mais la température reste douce. Irina nous propose, pour le petit déjeuner (à midi...), un festin traditionnel russe : du pain noir, assez typique de la Russie, du pain blanc, qui vient plutôt du sud de la Russie, du bacon, du beurre, des œufs durs, du fromage, de la confiture d’abricots (qui a plutot le goût de la marmelade), et de la crème.
L’estomac bien rempli, Irina, Gaëlle et moi partons en quête des billets du transsibérien, pour Pékin. Nous passons du temps dans le métro - Irina essaie de nous y apprendre l’autonomie, en nous expliquant qu’il faut plutôt nous fier aux couleurs des lignes, et non à leurs numéros. Je profite des minutes passées dans la rame pour apprendre l’alphabet cyrillique, et donc la prononciation des mots, alors que Gaëlle et Irina discutent. Peu a peu, je suis capable de déchiffrer les écriteaux.
Première déconvenue à la gare dite « de Kazan ». Il est impossible d’y acheter des billets pour Pékin. À chacune de nos hésitations, Irina nous conseille de rester en arrière et va questionner un officiel, qui répond toujours sechement, sans la moindre amabilité. Gaëlle et moi remarquons assez vite que peu de personnes sourient. Sans doute une particularité culturelle. Ça ne me plait pas.
Il y a beaucoup d’employés dans le métro : à chaque escalier automatique, à chaque guichet, à chaque portail... Difficile de les différencier des policiers, car tous ont des casquettes et des uniformes...
Pas découragés par notre première déception, nous cherchons l’Office Central des Réservations, près du métro Chistye Prudy (rue Maly Kharitonyevsky pereulok, 6). Encore une fois, la guichetière n’est pas d’un abord tres souriant. Je rencontre de plus des difficultés à expliquer notre projet à Irina (aller à Kazan pendant la nuit, puis repartir vers Iekaterinburg - appelé Sverdlosk pendant la période soviétique -, puis, enfin, aller à Pekin en évitant la Mongolie [1]). La vendeuse nous annonce, apres quelques tapotements sur son clavier, qu’il n’y a plus de place dans le train que nous visions. Après de longues tergiversations, traductions d’Irina interposées, nous obtenons, soulagés, trois billets :
Moscou (08/07 00H30) -> Kazan (08/07 13H) : train no 112
Kazan (09/07 20H30) -> Sverdlosk (10/07 15H14) : train no 378
Sverdlosk (11/07 02H22) -> Pékin : train no 020
Rassurée, Irina [2] nous quitte pour aller travailler. Dans les rues, alors que c’est dimanche, tous les magasins sont ouverts.
En rentrant chez Gallina et Serguey, nos deux petits français cèdent à la facilité, et vont manger... à Mac Donald’s.
Lecture, dodo et moustiques.