Photographie de Moscou Banniere Photographie de Tiantan
Rediger Bienvenue dans l'article « Beijing : les premiers jours » du site du voyage transsibérien de Gaëlle et Florian.

Revenir au sommaire
Rubriques
  • Avant...

    Toutes les recherches et démarches que nous avons effectuées pour préparer le voyage en transsibérien : internet, visas, langues étrangères, etc.

  • Le voyage...

    Articles postés pendant le voyage ! Suivez notre parcours en Russie, en Mongolie, en Chine...

  • Les photos...

    Avant le bilan sur la grande aventure du transsibérien (à venir) quelques images en couleurs !

  • Forum

Etoile jauneBeijing : les premiers joursEtoile jaune

par Florian, Gaëlle (19/07/2004)

Découverte

Arrivés à 5H30 à Pékin [1], nous partons à la recherche d’une auberge de jeunesse : le Lonely Planet n’est pas vraiment à jour, celle que nous avions sélectionnée n’existe plus. Nous sommes aiguillés par un gardien d’immeuble (il y en a pour chaque pâté de maison, ici), et trouvons finalement une auberge internationale : le personnel parle anglais, les clients sont tous des occidentaux anglophones, pour le dépaysement il faut sortir. Une chambre à trois lits, que nous partageons donc avec un japonais, dont les deux passions sont le voyage et le sommeil : « Tsé-tsé » dort tout le temps.

Nous sommes bien placés : dans une Hutong, ces célèbres petites ruelles chinoises qui sont malheureusement en voie de disparition à cause du plan « Jeux Olympiques 2008 ». Des associations se montent pour les protéger, avec quelques succès, comme des maisons protegees de la destruction par décret.

Dès 6 heures du matin, la vie est tres active : petits déjeuners sur le trottoir à côté des séances de Tai Chi, cyclistes par milliers, etc. Incroyable ! Les magasins sont déjà ouverts - certains le restent meme la nuit. L’atmosphère est déjà très chaude, humide, moite. Le ciel est gris lumineux, l’horizon est proche à cause d’une brume blanche tres dense (à plus de 800 mètres, on ne distingue presque rien). Nous transpirons beaucoup, il fait déjà 30 degrés au moins. Des personnes ayant vécu plus longtemps à Pékin nous apprennent que cette brume ne quitte presque jamais la ville, due a la pollution. Son odeur fait effectivement penser aux gaz d’échappements. Seule la pluie de dimanche réussit à la faire fuir - pour une demi-journée seulement...

Notre premiere matinée n’a rien d’excitant, on trouve la chambre, on attend qu’elle soit libre, on SE LAVE pour de vrai, dans une douche, et c’est bon !!! puis on va chercher des roupies chinoises, les Yuans (au taux de 10 Y pour 1 euro), ainsi que nos billets de train pour faire Pekin Irkoutzk dans 8 jours. On fait un petit détour pour trouver l’ambassade de Russie et pour connaître les horaires d’ouverture : et oui, on a besoin d’un autre visa pour revenir en Russie prendre notre avion de retour... Tout ça nous a fait pas mal balader, de droite et de gauche, prendre le métro, marcher, chercher le nom des rues, lire le plan quand on se retrouve au milieu d’un gigantesque carrefour entouré de buildings de 25 étages...

Nourriture

Ce jour-là, ce fut bouffe chinoise ! Pourtant dans le train je m’etais promis un bon repas a l’europeen, une pizzeria, un mac do, n’importe quoi que je connais et que j’aime ! Et bien non. Le matin on a petit déjeuné des fameux tucs aux crèmes aromatisées, soit fromage-citron, soit lait-mangue... pas bon mais faim, très faim ! Vers 14h, on s’est arrêté chez un... vendeur de nourriture bordant le trottoir dans sa petit guérite ; on y a mange des JIAN BING : d’abord, elle fait une crêpe, dessus elle casse deux œufs qu’elle brouille : ils se mettent à cuire avec la crêpe. Ajout de ciboulette et coriandre émincées (miam, miam) ainsi que de petites graines noires non identifiées. Elle retourne la crêpe, les œufs et les herbes se retrouvent à même la plaque à cuire. De l’autre côté elle applique avec un gros pinceau de la sauce, couleur rouge marron, de deux sortes, non identifiées là aussi. Elle a proposé aussi une sauce rouge, du piment à vue de nez mais on a gentiment refusé. Ensuite, partie fort intéressante, elle ajoute au milieu une sorte de beignet carré croustillant, qu’elle casse légèrement pour pouvoir replier plusieurs fois la crêpe. Et voilà, le tour est joué, elle sert ça dans un petit sac plastique, c’est chaud mais on se régale. J’avoue avoir eu peur que ce ne soit une sorte de beignet aromatisé au poisson ou à la crevette (pouah), mais non, que du très bon et pour pas cher (5 yuans pour les deux). Il faut cependant signaler que le dit beignet carré croustillant perd considérablement de son croustillant une fois enfermé dans la crêpe chaude et humide...

Le soir, les courageux explorateurs affamés sont repartis faire des expériences culinaires, mais d’un autre genre !! Petit restau, déco extérieur voyante avec encadrement de fenêtre rouge laqué et lampions ronds. Dedans beaucoup de monde alors on se dit, on y va, ca doit être bon si les chinois y vont. Rien à dire c’était bon, mais... On s’installe, on nous passe la carte avec des traductions approximatives mais suffisantes en anglais, on choisit, ou plutôt je choisis, en me disant ils ont tout plein de plats devant eux dans lesquels tout le monde pioche on va faire pareil... et voilà que l’on commande deux plats de viande, deux plats avec des légumes et un bol de riz. Ce que l’on a jamais imaginé ce sont les quantités que l’on allait nous apporter !!! Énorme : de quoi nourrir 5 personnes et non pas deux comme nous... ce n’était pas du porc avec quelques épices mais une demi-cuisse plus des légumes ! Ohlala ! La honte totale ! on avait faim, cela faisait 8 jours qu’on avait pas fait un aussi bon repas, alors on a fait honneur à notre repas autant qu’on a pu. Mais on sait maintenant ce que cela veut dire, avoir les yeux plus gros que le ventre. En plus d’avoir été ridicules avec toute notre bouffe, il a fallu utiliser des baguettes... déjà c’est pas simple, surtout quand on a des grands doigts comme Florian (il soupconne que physiquement, il n’est pas adapté à manger comme ça), mais c’est pire encore d’avoir un cuisseau de porc et pas de couteau pour essayer de réduire la taille des morceaux que l’on va attraper puis apporter à sa bouche.

Voilà. Depuis nos repas sont variables. On acheté des fruits dans le rue aux innombrables vendeurs, on a trouvé du pain et un bout de fromage, on mange des glaces tous les jours et de bons petits dejs à l’auberge de jeunesse (œufs au plat, pain grillé), et une fois par jour on se fait une chinoiserie. Celle d’hier ? nouilles au porc pané et baignant dans le bouillon, et rouleaux du printemps à base exclusivement de chou (succulents !).

Ici, on trouve de tout, des Mac Do [2] et autres chaînes américaines à tous les coins de rue, mais adaptées au goût local ; des grands restos chics, chers... des espèces de mini échoppes incroyables, à moitié dans la rue, les gars cuisinant sur un réchaud posé sur le trottoir. Et les vendeurs de légumes et de fruits, de bouteilles d’eau et de jus de fruits qui sont partout de la place Tian’anmen aux plus petites ruelles. Ce n’est pas ici que l’on mourra de faim mais parfois les conditions d’hygiène nous laissent rêveurs.

Programme des visites depuis 4 jours

- Place Tian’anmen : elle est bien plus grande que la Place Rouge, d’un bout on ne voit presque plus l’autre à cause de la brume. Elle est bordée de grands bâtiments officiels, comme le musée de la révolution communiste. On y voit le grand portrait de Mao, ainsi que son Gigantesque Mausolé qui règne au centre de la place. Au milieu de tout ce sérieux, des enfants jouent aux cerfs-volants, se moquant des interdictions de marcher sur l’herbe.

De là à la cité Interdite, il y a 1000, 10000, 100000 ??? touristes, chinois à 90%, et dix fois plus d’attrape-touristes !!! les chinois sont là en familles ou en groupes organisés qui n’ont rien à envier à leurs voisins japonais : groupe des tee-shirts oranges, ou groupe des casquettes bleues, ou groupe des tee-shirts jaunes et des casquettes blanches ! Les enfants tiennent des drapeaux chinois à la main, et ça prend des tas de photos. La marée humaine ! À tel point que l’on a fui en remettant à plus tard notre visite de la Cité Interdite.

- les Hutongs : les petites ruelles nommées ainsi sont de moins en moins nombreuses puisqu’elles sont détruites pour laisser place à des immeubles flambants neufs, sans problème d’hygiène et pouvant loger un grand nombre de personnes. Soit. Mais les Hutongs, malgré les soucis, sont jolies et typiques. Les ruelles sont étroites, bordées d’arbres qui protègent un peu de la chaleur, de grandes portes permettant d’entrer dans les cours intérieures où donnent les logements. La plupart du temps il n’y a pas de toilettes, les gens devant aller dans les toilettes publiques très nombreuses à Pékin ! On s’est baladé dans ces ruelles toutes une matinée à vélo, decouvrant de ci de la, un endroit plus préservé, des boutiques de tout et de rien, des gens, nombreux, jouant à l’extérieur sous les arbres, ou sur un bout de trottoir au mah-jong ou aux échecs chinois. Si on est curieux de leur lieu de vie, ils ne le sont pas moins surpris de nous y voir à vélo.

- La tour de la cloche et la tour du tambour : construite au XVIIe (de mémoire, rien de sûr), elles servaient à sonner les heures selon un savant découpage où se mêlent notre calendrier, la mythologie chinoise, la lune, le soleil. De bien belles constructions, très décorées, peintes en rouge brique essentiellement, le rouge étant la couleur de la chance. Comme à la cité Interdite, les cars de chinois se bousculent.

- La Lamasserie de Yong He Gong : elle est la plus grande lamasserie de Pékin, un joli bâtiment ancien, si vaste que d’un seul coup arrive le calme, on entend plus les voitures ! Il y a des touristes, bien sûr, plein de touristes, mais cette fois beaucoup sont également venus pour prier Bouddha. Ils brûlent de l’encens, font des offrandes, saluent. Les encens sont si gros et si nombreux que cela fait une épaisse fumée blanche. Les statues de Bouddha sont nombreuses, elles sont de plus en plus imposantes à chaque nouvelle salle. La dernière est juste GÉANTE, 18 mètres de haut, 8 mètres de large, en un seul tronc de santal. Elle n’a pas la couleur naturelle du bois mais est dorée et finement travaillée.

- visite de L’AMBASSADE DE RUSSIE : il faut prévoir moults photocopies, papiers officiels, photos, une matinée entière, beaucoup de patience, un sourire en béton pour amadouer la gentille dame russe, et la MODIQUE somme de 105 dollars chacun pour obtenir un visa de TRANSIT pour la Russie. Tarif nettement prohibitif, ne pas recommencer trop souvent !!! (en France, pour un visa touristique d’un mois, cela nous avait coûté moitié moins...) Tant pis, on fait une croix sur les cadeaux.

La suite au prochain numéro !!! (et surtout le fameux récit des « deux touristes chez les chinois » !)

Notes

[1] Beijing, « la ville du Nord », en chinois

[2] 90 à Pékin, paraît-il

medaille russe
©
Florian & Gaëlle
Флориан и Гаель
Nous contacter

Get Firefox!