Bienvenue dans l'article « Après Pékin » du site du voyage transsibérien de Gaëlle et Florian.Toutes les recherches et démarches que nous avons effectuées pour préparer le voyage en transsibérien : internet, visas, langues étrangères, etc.
Articles postés pendant le voyage ! Suivez notre parcours en Russie, en Mongolie, en Chine...
Avant le bilan sur la grande aventure du transsibérien (à venir) quelques images en couleurs !
Dernière après-midi à Beijing : les sacs sont à la consigne de la gare (20 yuans), et nous faisons un dernier petit tour des boutiques qui nous ont plu… Un petit peu de vaisselle et quelques surprises ! La journée passe tellement vite que nous avons à peine le temps d’acheter un peu de nourriture [1] avant de monter dans le train. Nous partageons notre compartiment avec deux allemandes qui rentrent chez elles après un an à Shanghai ; nous sommes contents car nous avons une couchette supérieure et une couchette du bas, ca simplifie la vie ! [2]
C’est la sensation que nous avons en investissant notre compartiment. Nous retrouvons le bien-être tranquille du transsibérien, notre train-train (humour) rassurant, nos habitudes ferroviaires. D’ailleurs, on ne se prive pas de donner des conseils aux allemandes, genre vieux loup de mer qui en a vu des vertes et des pas mûres… Comme dirait Gaëlle, on s’la pète. On le refera en France, c’est promis.
Notre provonitsa est très sympathique, parle quelques mots d’anglais, et elle fait très bien son travail – le voyage n’en est que plus plaisant. Nous finissons nos livres – nous pourrons donc les abandonner a Irkutsk [3] pour alléger nos sacs, jouons au Scrabble et au Jarnac, nous dormons, etc. La douane nous réveille a 4 heures du matin lundi 26, dure à nouveau 10 heures, sans nouveautés : nos visas étaient donc des vrais. Petit achat typiquement chinois a Manzhouli (vous verrez, celui de Gaëlle est tres laid) [4], beaucoup d’attente, puis c’est reparti pour une nuit et un jour.
Nde Gaëlle : Cette fois-ci ça nous sauté aux yeux, la gare de Manzhouli en Chine est belle, moderne, neuve et très vivante : on peut y faire du change, il y a des tas de boutiques, beaucoup de nourriture, des gens partout, et particulièrement des russes qui achètent des tonnes de choses, couvertures, valises, petit electroménager, téléviseurs, gadgets débiles, vodka en pack, purificateur d’eau… Mais que vont-ils faire de tout ça ??? On pense que c’est pour revendre. En tous les cas ils en ont rempli de pleins compartiments !!!
La gare côté frontière russe est beaucoup plus … triste ? vétuste ? On y reste pendant 6 heures et il y a un tout petit magasin hors de la gare, de quoi acheter du pain et de l’eau. Pas de téléphone, des toilettes terribles, rien à manger, des bâtiments en ruine. On est une fois de plus surpris.
Notre wagon est, à premiere vue, rempli par des russes et des chinois (seul notre compartiment loge des touristes), mais après quelques boulettes de ma part (parler chinois a un gars qui ressemble a un chinois, je suis pragmatique, quoi), l’un d’eux nous explique, en anglais, qu’il est russe, comme tous les autres membres du wagon : il fait partie des Bouriates [5], qui vivent en Bouriatie, une région de la Russie, à l’Est du lac Baïkal, autour de Oulan-Oude. Nous nous empressons donc d’oublier nos derniers mots de chinois ; ca tombe bien, il y a mieux à faire : le lac Baïkal apparaît, toujours aussi gigantesque, toujours aussi splendide, toujours aussi limpide. C’est la plus grande réserve d’eau douce du monde (20% de la planète). Dans deux jours, nous pourrons y tremper nos pieds ! L’impatience nous ronge ! Le train a du retard, pas pu acheter de poissons fumés sur le quai, ce sera pour plus tard.
Le temps s’est refroidi, il pleut par moments, et c’est d’ailleurs pendant un orage que notre train arrive enfin en gare d’Irkutsk. Deux visages (demi-) bouriates apparaissent à la fenêtre : Lily et Elena nous attendent !